Mardi 12 Août 2025
Une carrière choisie par 20 166 personnes jusqu’ici
Pourquoi se reconvertir dans l'écriture ? Vaste question.
Chez LiveMentor, nous rencontrons un grand nombre de d’indépendants ayant fait le choix de vivre de leur plume. Nous ne sommes pas peu fiers d’avoir 20 166 personnes ayant choisi la formation copywriting à notre compteur en 2025 ! Autant vous dire qu’elle a la côte.
Vous songez à vous reconvertir dans ce domaine ou, à l’inverse, cela ne vous a jamais traversé l’esprit (et vous avez bien le droit) ? Quelle que soit la réponse, laissez-nous vous embarquer, le temps d’un épisode, vers le doux chemin du copywriting.
Car oui, ce métier, nous l’aimons bien, et nous vous expliquons pourquoi dans cet épisode. Accrochez vos ceintures, on vous embarque.
Quelques mots de vocabulaire…
Quelle différence entre copywriting et rédaction web ?
D’après le Collins English Dictionary, le copywriting (ou conception-rédaction) correspond à “l’activité ou la profession consistant à rédiger le texte de publicités ou de supports promotionnels”.
Autrement dit : le fait de rédiger des contenus dans le but de promouvoir une activité, une personne, un évènement, etc., afin de vendre, convaincre et inciter à l’action. Quelques exemples de contenus :
- Pages de vente
- Email marketing persuasif
- Annonces publicitaires (Google Ads, Facebook Ads…)
- Scripts vidéo publicitaires
- Slogans et accroches
Le rédacteur web, quant à lui, informe, guide le lecteur et lui explique des concepts.
Il aide ainsi les entreprises à mieux se référencer sur le marché, notamment à travers l’utilisation de mots clés (communément appelée stratégie SEO). Élémentaire, mon cher Watson.
Quelques exemples de contenus :
- Articles de blog optimisés pour le SEO
- Fiches produits descriptives
- Guides pratiques, tutoriels
- Pages de présentation d’entreprise
- Contenus institutionnels ou éducatifs
Nous pouvons donc traduire simplement le métier de rédacteur web par l’art d’attirer les visiteurs grâce à un bon contenu et celui de copywriter par la faculté à transformer ces visiteurs en clients, grâce à un texte persuasif.
Pourquoi ces métiers sont-ils devenus indispensables ?
Ce n'est pas un secret, en 2025, avoir un contenu bien rédigé et bien référencé est une base, dans un marché très concurrentiel.
Comme nous le rappelle cette étude universitaire (2024) : “L’évolution constante des algorithmes de recherche met en évidence le lien mutuellement bénéfique qui existe entre SEO, performance du site web et satisfaction des utilisateurs. Des méthodes de SEO bien mises en œuvre améliorent immédiatement les performances d’un site et favorisent un engagement accru des utilisateurs”.
Traduction : un contenu bien référencé permet aux sites de mieux fonctionner, d’avoir une meilleure vitrine et incitent les utilisateurs à s’engager (acheter un produit, lire une newsletter, etc.).
Par conséquent, sans un contenu bien pensé et ficelé, difficile de se dégager de la masse à l’heure actuelle !
Outre cela, les canaux de communication fleurissent comme bourgeons au printemps : site vitrine, réseaux sociaux, newsletter, application mobile… Chaque canal demande du contenu adapté et de savoir bien vendre afin, une fois n’est pas coutume, de se distinguer des autres concurrents.
Enfin, un contenu bien pensé a tendance à être vu comme plus légitime aux yeux des internautes. Histoire d’en avoir le cœur net, l’université de Stanford a mené une vaste étude auprès de milliers d’utilisateurs évaluant des sites web, afin de déterminer comment les internautes jugeaient la crédibilité d’un site.
Plusieurs critères liés à la rédaction ont émergé :
- La clarté, l’absence d’erreurs, la facilité de vérification des informations sont jugées essentielles ;
- À l’inverse, les erreurs typographiques, un style confus, ou l’absence de fiabilité apparente peuvent rapidement nuire à la confiance portée au contenu.
Moralité : pour gagner en crédibilité, nous avons besoin de bons scribes !
Fort bien, nous direz-vous, mais quels en sont les bénéfices pour moi, humble mortel en reconversion ?

Pourquoi ça m’intéresse ?
Outre le fait qu’il s’agit d’un secteur en pleine expansion - et donc générateur d’emploi - ce métier comporte de nombreux avantages.
1. Il stimule notre créativité : difficile de s’ennuyer !
Demandez aux copywriters autour de vous, le rédacteur rédige sur un vaste panel de thématiques, en fonction de la demande qui lui est faite (et de ses domaines de prédilection) : tourisme, gastronomie, ressources humaines, développement durable… Le champ des possibles est large.
Dans cet épisode de Oh my Job !, une série de vidéos développée par le célèbre média Welcome To The Jungle, Jean-François témoigne de la diversité de ce métier : “Ce qui me plaît le plus c’est de pouvoir changer d’univers, de me plonger dans différents domaines et d’en ressortir l’essence pour pouvoir jouer avec les codes. Et une fois qu’on a réussi, c’est là où se produit la magie et on sort l’idée qui fait tilt dans la tête de tout le monde”.
Les supports sur lesquels travaille un rédacteur sont également très variés, selon sa mission (livres blancs, articles de blog, interviews…) :
“En fait, la conception-rédaction, c’est vraiment un immense terrain de jeu et la matière première c’est notre imaginaire, notre humour. On peut, par exemple, à partir du brief client, nous demander d’écrire une plaquette, de communiquer sur une affiche, de faire un spot radio ou un spot tv, de faire une story Instagram, on peut s’attaquer à tous les supports, pour que ça serve le discours de la marque”.
2. Il nous permet de travailler depuis n’importe où (enfin presque)
Pour celles et ceux qui envisagent de se reconvertir en tant que rédacteur/copywriter freelance, ce métier vous donne l’avantage de pouvoir travailler où bon vous semble, douillettement lové dans votre canapé ou sur un bord de plage aux Sables d’Olonne.
N’oublions pas que le télétravail s’est largement démocratisé dans l’Hexagone : au premier semestre 2024, il concernait plus d’un salarié du secteur privé sur cinq d’après une étude Insee. D’ailleurs, plus de 40 % des Français préfèrent travailler en mode hybride (étude Yougov, 2024).
Nous sommes donc nombreux à rechercher un job qui nous permet, lorsque nous le souhaitons, de nous poser un peu n’importe où avec notre tasse de café et notre matière grise.
3. Il génère un salaire (potentiellement) alléchant
Que l’on soit rédacteur salarié ou freelance, la rémunération d’un rédacteur varie généralement en fonction du niveau d’expérience et du type de missions réalisées.
“Cela peut aller de 30 000 euros pour un junior, jusqu’à 50 000 pour un senior. Ça peut être bien plus en interne chez l’annonceur” confirme Jean-François, d’un point de vue salarié.
Chez les freelances, ce montant peut varier considérablement, selon le secteur d’activités et le budget de votre client : tourisme de luxe, high-tech, assurance, entreprise de l'économie sociale et solidaire… A titre d’exemple Johan Malta, formé au métier de copywriter chez LiveMentor gagne 4000 euros de chiffre d'affaires par mois (il nous en dit plus ici).
Autant de possibilités que de rémunérations ! A vous de trouver le compromis entre une activité qui vous plaît et un tarif qui soit à la hauteur de votre travail.
→ Quand on parle du loup : nous vous recommandons plus que chaudement cet article de Garance et moi, pour vous aider à vous faire rémunérer à votre juste valeur ;)
4. Il nous offre un joli terrain d’expression
Ecrire, c’est aussi se raconter, dire qui nous sommes. La plume traduit bien plus que nous ne le pensons : c’est le reflet de notre personnalité !
Même si le rédacteur doit souvent s’adapter au style éditorial qu’on lui impose, il n’en garde pas moins sa patte personnelle.
Notre ex-mentoré, Johan Malta décrit son métier ainsi : “le fait de pouvoir exprimer des idées et des concepts, de pouvoir véhiculer des messages, partager des émotions à travers ce que j’écris”.
D’accord, mais ai-je les capacités pour le faire ?
A priori oui ! A condition d’aimer manier la plume.
Si l’écriture représente pour vous l'une des pires corvées de tous les temps, ne vous aventurez pas là, malheureux. A l’inverse, si vous aimez jouer avec le verbe, manier l’adjectif et travailler vos descriptifs, vous êtes tout à fait légitime.

Notez qu’une formation en écriture peut vous aider à mettre un pied à l’étrier, afin d’acquérir les bonnes méthodes et les bons réflexes (utiliser des outils SEO, reconnaître les sources légitimes lors de votre recherche, savoir mettre en valeur une marque, amener de l’engagement chez vos lecteurs, etc.)
En complément, n’hésitez pas à exercer votre écriture. Visualisez-là comme un muscle qui se travaille et se peaufine. N’hésitez pas à rejoindre des ateliers d’écriture, des groupes littéraires ou, soyons fous, à vous créer des challenges de rédaction entre amis !
Rien de tel que d’échanger avec vos pairs pour progresser et identifier vos axes de développement.
Il faut savoir mettre de l’eau dans son vin…
On ne va pas se mentir, il peut arriver que certaines missions de rédaction soient moins alléchantes que d’autres.
Bon nombre de personnes que nous accompagnons chez LiveMentor nous l’ont confirmé, certains sujets nous enjaillent moins que d’autres.
Oui, nous parlons de ces missions salvatrices lorsque nous sommes freelances et que nous avons besoin de terminer nos fins de mois. Ce fameux article sur les différents types d’assurance pour chien ou encore cette fiche-produit comparant les meilleurs aspirateurs-balais. Si elles ne nous transportent pas forcément au 7ème ciel, elles nous permettent, en revanche, de remplir notre frigo !
Finalement, être rédacteur, c’est aussi savoir faire preuve de flexibilité.
Néanmoins, comme nous l’avons vu tout à l’heure, les missions sont très variées et vous aurez toujours la possibilité de vous rattraper au prochain papier.
… Et identifier les peurs/freins potentiels
1. Faire face à la concurrence
Nous l’avons évoqué en début d’épisode, la création de contenus adresse tous les secteurs de la société, sans exception. Pour se distinguer de la masse, il faut être visible et pour être visible, il nous faut des bons messagers. C’est donc, a priori, un secteur plutôt prolifique !
Mais c’est aussi là que le bât blesse, car les rédacteurs et rédactrices sont nombreux sur le marché. Il faut donc réussir à cultiver une patte singulière, tout en sachant répondre aux objectifs de votre client.
2. Bien appréhender l’IA
Si vous faites partie des rédacteurs déjà convaincus par cette reconversion (ou bien si vous y songez sérieusement), vous vous êtes peut-être déjà posés la question : est-ce un métier qui fait le poids face à l’IA ?
Quel que soit le secteur, c’est une question que nous nous posons toutes et tous !
Un témoignage que nous entendons assez régulièrement chez les rédacteurs que nous formons : puisque l’IA peut générer des contenus en une fraction de secondes, est-ce vraiment la meilleure des idées de me reconvertir dans ce métier ? Vais-je réussir à concurrencer l’intelligence artificielle ?
La réponse est oui, à condition de bien se positionner.
François Chollet, chercheur influent dans le domaine de l’intelligence artificielle, souligne que l’IA ne possède pas l’intelligence humaine, notamment parce qu’elle échoue à des tests de QI demandant du raisonnement, alors qu’un humain les réussit facilement.
Ainsi, si l’IA peut produire des contenus simples et standardisés, elle reste incapable de gérer des tâches rédactionnelles complexes nécessitant analyse, recherche de sources fiables et compréhension fine d’enjeux spécifiques. Ce sont (à l'heure actuelle) des compétences réservées à l’humain.
Une IA à elle seule ne peut donc pas effectuer le métier d’un rédacteur.
Si en effet, elle peut être utilisée pour la rédaction de contenus génériques (ex : un compte-rendu de réunion, une synthèse de texte ou tout autre contenu ne nécessitant pas de réflexion particulière). Il en va différemment des contenus plus complexes impliquant de la recherche, l’identification de sources fiables, mais aussi la compréhension des besoins et enjeux spécifiques aux acteurs du marché.
Par conséquent, l’IA n’est pour l’instant pas capable d’être le chef d’orchestre de votre contenu.
D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises utilisent des détecteurs d’IA car elles recherchent des rédacteurs capables d’avoir une vision globale de leurs enjeux et de créer un contenu original spécifique à leur marque (par exemple : des subtilités comme la psychologie du consommateur, l’émotion ou les nuances qui font qu’un message résonne vraiment avec notre audience).
Elles vont même jusqu’à le mettre dans leurs contrats avec des amendes en cas de non-respect de la règle.
A ce propos, nous vous conseillons de lire l’article “Raconter une bonne histoire, mode d’emploi” dans le numéro d’Odyssées consacré à la réussite, pour vous inspirer. L’article explique comment nos contenus peuvent résonner avec notre audience, l’émouvoir, etc.
Vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles : oui il est encore possible de se reconvertir au métier de rédacteur !

Maintenant que nous avons dressé un joli panel du métier, une question vous brûle sûrement les lèvres : comment fait-on pour passer à l’action et plonger dans la reconversion ?
Conseil nº 1 : identifiez votre cible et ses besoins
Imaginons que cet épisode vous ait convaincu et que vous décidiez de passer le cap. Excellente nouvelle !
La première étape sera d’identifier votre cible et connaître ses besoins. C’est bien logique, pour vendre des contenus, il faut commencer par savoir à qui nous vendons et pourquoi.