Mardi 6 Octobre 2026
Cet avocat explique pourquoi vous ne savez pas quel métier choisir
« L’intérêt d’identifier notre sentiment, c’est qu’il nous renseigne sur nous-même en nous invitant à identifier nos besoins. » Thomas d’Ansembourg, Cessez d’être gentil, soyez vrai !
Bonjour à tous et à toutes,
Pendant quinze ans, Thomas d’Ansembourg mène une carrière d’avocat au barreau de Bruxelles, avant de devenir conseiller juridique dans une entreprise internationale.
En parallèle, il s’engage pendant près de dix ans comme bénévole auprès de jeunes en difficulté.
Cette expérience l’amène à s’interroger sur les relations humaines, la violence et les besoins qui peinent parfois à s’exprimer derrière nos comportements.
Il entreprend alors lui-même une psychothérapie, puis se forme à différentes approches thérapeutiques ainsi qu’à la Communication Non Violente auprès de son fondateur, le psychologue américain Marshall Rosenberg.
Peu à peu, sa trajectoire professionnelle change complètement de direction : Thomas d’Ansembourg quitte le droit pour devenir psychothérapeute, puis formateur et conférencier.
Lui aussi a connu une reconversion professionnelle, peut-être comme celle que vous envisagez aujourd’hui en lisant Mission : Reconversion !
En 2001, il publie Cessez d’être gentil, soyez vrai !, un livre dans lequel il développe une idée qui nous intéresse particulièrement lorsqu’on cherche à changer de métier : nous ne sommes pas toujours aussi libres que nous le pensons dans nos choix.
Nos décisions sont aussi façonnées par notre éducation, nos habitudes de pensée, nos croyances et tout ce que nous avons appris, au fil des années, à considérer comme souhaitable ou raisonnable.
Et notre vie professionnelle n’échappe pas à ces influences.
Peut-être reconnaissez-vous certaines de ces phrases :
« Il faut que je trouve un métier stable. »
« Avec les études que j’ai faites, je dois continuer dans cette voie. »
« Je ne peux pas abandonner cette carrière après toutes ces années. »
« Je n’ai pas le choix. »
Ce sont d’ailleurs des formulations que nos mentors rencontrent régulièrement chez les personnes qu’ils accompagnent en formation LiveMentor. Derrière elles se cachent parfois des contraintes bien réelles, mais aussi des croyances et des conditionnements qu’ils les aident à identifier et à questionner.
À force de nous répéter certaines phrases, on finit par les considérer comme des vérités, alors qu’elles méritent parfois d’être examinées de plus près.
Car avant de vous demander vers quel métier vous reconvertir, une autre question peut vous aider à avancer : parmi tout ce que vous pensez devoir faire professionnellement, qu’est-ce que vous voulez vraiment ?
C’est ce que nous allons explorer aujourd’hui dans cet épisode à travers la pensée de Thomas d’Ansembourg.
Et pour prolonger cette réflexion, nous vous partagerons également deux ressources LiveMentor : une masterclass gratuite pour vous aider à clarifier ce que vous souhaitez vraiment pour la suite, et la possibilité de faire gratuitement le point avec un conseiller LiveMentor sur votre situation et votre projet de reconversion.
La méthode de Thomas d’Ansembourg pour savoir ce que vous voulez vraiment
Étape 1 : distinguer ce que vous voulez de ce que vous avez appris à vouloir
Pour Thomas d’Ansembourg, une partie du problème commence très tôt.
Enfant, nous apprenons à nous adapter au monde qui nous entoure. Nous intégrons progressivement ce qui se fait ou ne se fait pas, ce qui est valorisé ou désapprouvé, mais aussi ce que notre entourage attend de nous.
Thomas d’Ansembourg les appelle des « conditionnements éducatifs, habitudes de pensée et systèmes de croyances ».
Appliqués à notre vie professionnelle, ils peuvent par exemple prendre cette forme :
« Dans ma famille, tout le monde est fonctionnaire : entreprendre serait trop risqué. »
« Mes parents se sont sacrifiés pour mes études, je ne peux pas changer de voie maintenant. »
« Un vrai travail, c’est un CDI. »
« J’ai toujours été la personne raisonnable de la famille, je ne vais pas tout remettre en question à 40 ans. »
Ces représentations ne disparaissent pas une fois devenus adultes. Elles peuvent continuer à orienter nos décisions sans même que nous en ayons conscience, y compris dans notre parcours professionnel.
Peut-être avez-vous choisi des études parce qu’elles offraient de bons débouchés, accepté un poste parce qu’il représentait une belle évolution de carrière, conservé un emploi pour sa stabilité ou écarté l’idée de monter votre entreprise parce qu’elle vous semblait trop risquée, peu réaliste ou difficile à expliquer à votre entourage.
Rassurez-vous : aucune de ces décisions n’est nécessairement mauvaise. Thomas d’Ansembourg nous invite plutôt à nous interroger sur ce qui les a véritablement motivées.
Pour commencer ce travail, prenez une feuille et complétez spontanément ces trois phrases :
Pour réussir ma vie professionnelle, il faut…
Je dois…
Je ne peux pas…
Reprenez ensuite ce que vous avez écrit et cherchez ce qui se trouve derrière chacune de ces affirmations.
Si vous avez noté « Je dois rester dans mon secteur », par exemple, qu’est-ce qui vous retient ? Une contrainte financière ? Votre diplôme ? Le regard de votre entourage ? La peur de perdre le statut acquis ? Ou simplement l’idée qu’après dix ans dans un métier, il serait déraisonnable d’en changer ?
Demandez-vous alors : s’agit-il d’une réalité objective ou d’une règle que j’ai intégrée au fil du temps ?
« Je dois gagner suffisamment pour payer mon loyer » correspond à une contrainte concrète.
« Je dois rester dans ce secteur parce que j’ai fait cinq années d’études pour y entrer » relève davantage d’une croyance qui peut être questionnée.
L’objectif n’est évidemment pas de balayer toutes vos contraintes au nom d’une hypothétique liberté, mais de distinguer ce qui s’impose effectivement à vous de ce que vous avez appris à considérer comme une obligation.
Cette distinction permet déjà de mieux discerner vos propres aspirations parmi toutes les règles que vous avez intégrées au fil des années.
Mais une fois les « il faut » et les « je dois » interrogés, comment savoir ce que vous désirez vraiment ?
Pour Thomas d’Ansembourg, un autre indice se trouve dans ce que vous ressentez : nos sentiments peuvent nous aider à identifier nos besoins.
Étape 2 : écouter ce que votre insatisfaction professionnelle essaie de vous dir
Une fois ces conditionnements identifiés, une autre question se pose : comment savoir ce que vous voulez vraiment ?
Pour Thomas d’Ansembourg, une partie de la réponse se trouve dans ce que nous ressentons. Dans Cessez d’être gentil, soyez vrai !, il reprend un principe central de la Communication Non Violente selon laquelle nos sentiments nous renseignent sur nos besoins.
Lorsque ces derniers sont satisfaits, nous pouvons éprouver de la joie, de l’enthousiasme ou de l’apaisement. À l’inverse, de la frustration, de la colère, de la tristesse ou encore de l’inquiétude peuvent apparaître lorsqu’ils ne le sont pas.
Thomas d’Ansembourg propose ainsi d’écouter ces émotions pour comprendre ce qu’elles peuvent nous apprendre sur ce qui nous manque.
Cette démarche est très intéressante lorsque vous ne vous sentez plus à votre place dans votre vie professionnelle. Vous pouvez très bien savoir que votre situation actuelle ne vous convient plus sans parvenir à déterminer ce que vous aimeriez faire à la place.
Dans ce cas, plutôt que de chercher immédiatement le nom d’un nouveau métier, commencez par observer ce qui vous pèse aujourd’hui, ce que cela provoque chez vous et ce dont vous auriez besoin à la place.
Vous vous ennuyez parce que vos journées sont devenues répétitives ? Peut-être avez-vous besoin d’apprendre et d’être davantage stimulé.
Vous supportez de moins en moins que chaque décision soit validée par votre hiérarchie ? Vous recherchez peut-être davantage d’autonomie.
Vous avez l’impression que votre activité a perdu son sens ? Il vous manque peut-être le sentiment d’être utile ou de contribuer à quelque chose qui compte pour vous.
Il faut toutefois garder en tête une distinction importante : un besoin n’est pas un métier.
Nous y sommes particulièrement attentifs à la rédaction de Mission : Reconversion !, car cette confusion peut créer beaucoup de frustration lorsqu’on cherche une nouvelle orientation.
Rechercher davantage d’autonomie ne signifie pas nécessairement devenir entrepreneur.
Aspirer à plus de créativité ne conduit pas forcément à vivre de son art. Et vouloir se sentir utile n’implique pas obligatoirement de rejoindre une association.
Une même aspiration peut trouver sa place dans des environnements et des activités très différents.
Avant de chercher trop rapidement l’intitulé de votre future profession, il peut donc être plus utile de préciser les conditions que vous aimeriez retrouver dans votre prochaine vie professionnelle.
C’est l’approche proposée par Gwendoline Connan, coach en reconversion professionnelle chez LiveMentor, dans sa masterclass gratuite « 5 leviers pour changer de vie & exercer enfin le travail qui vous ressemble ».
Elle propose de partir de vos besoins plutôt que d’une nouvelle case professionnelle à remplir, en vous posant trois questions :
- Quel est mon environnement de travail idéal ?
- Quelles connaissances et compétences dois-je développer ?
- Quelle vie est-ce que je souhaite mener ?
Ces interrogations permettent d’approfondir le travail d’introspection que nous venons de commencer. Car identifier un besoin d’autonomie, par exemple, ne suffit pas encore à savoir vers quelle voie vous diriger.
À quoi ressemble cette autonomie pour vous, concrètement ? Souhaitez-vous travailler seul ou en équipe ? Choisir vos horaires ? Exercer depuis chez vous ? Prendre davantage de décisions ? Organiser plus librement vos journées ?
La même réflexion peut être menée autour de la créativité, du sens ou encore du lien avec les autres.
Plus vous définissez précisément les conditions dans lesquelles vous aimeriez évoluer, plus vous disposez de critères concrets pour examiner les différentes pistes de reconversion qui s’offrent à vous.
C’est ce travail que vous pouvez poursuivre gratuitement avec Gwendoline dans la masterclass « 5 leviers pour changer de vie & exercer enfin le travail qui vous ressemble ».
Cliquez ici pour regarder gratuitement la masterclass.
Étape 3 : remplacer « je n’ai pas le choix » par « je choisis »
Il existe une phrase que Thomas d’Ansembourg nous invite à questionner : « Je n’ai pas le choix. »
On l’entend d’ailleurs régulièrement chez LiveMentor auprès des personnes en reconversion !
Derrière certaines obligations se cache parfois une décision que nous ne percevons plus comme telle.
Prenons un exemple : vous aimeriez quitter votre emploi dans le marketing digital pour vous reconvertir dans un métier artisanal, mais vous avez besoin de conserver votre salaire pour assumer vos dépenses. Vous pourriez alors vous dire : « Je n’ai pas le choix, je suis obligé de rester. »
En appliquant l’approche de Thomas d’Ansembourg à cette situation, vous pourriez la reformuler ainsi :
« Pour le moment, je choisis de rester parce que j’ai besoin de sécurité financière. »
La contrainte demeure, mais cette nouvelle formulation permet de mettre au jour ce qui motive votre décision.
Dès lors, une autre question peut être posée : existe-t-il une autre manière de préserver cette sécurité tout en préparant votre reconversion ?
Vous pourriez, par exemple :
- Constituer une épargne avant de quitter votre emploi ;
- Vous former tout en continuant à travailler ;
- Tester une nouvelle activité quelques heures par semaine ;
- Négocier un temps partiel pour commencer à réaliser des missions en freelance et vous familiariser progressivement avec cette nouvelle activité ;
- Vous donner six mois pour préparer votre transition.
Certaines contraintes sont bien réelles et il ne s’agit évidemment pas de les ignorer.
L’exercice consiste plutôt à distinguer ce qui s’impose à vous de la manière dont vous choisissez d’y répondre, afin de faire apparaître les possibilités dont vous disposez encore.
Reprenez maintenant l’une de vos phrases en « je dois » ou « je n’ai pas le choix » et essayez de la reformuler :
« Aujourd’hui, je choisis de… parce que j’ai besoin de… »
Demandez-vous ensuite : existe-t-il une autre manière de répondre à ce besoin ?
Et si vous avez du mal à trouver seul des pistes adaptées à votre situation, vous pouvez aussi prendre gratuitement rendez-vous avec un conseiller LiveMentor pour faire le point sur votre projet de reconversion et réfléchir aux prochaines étapes.
En 30 minutes, cet échange gratuit permet de faire le point sur votre situation actuelle, de clarifier ce que vous souhaitez pour la suite et d’identifier les prochaines étapes adaptées à votre projet de reconversion.
Réservez votre rendez-vous gratuit avec un conseiller LiveMentor.
Retrouver une marge de choix est une première étape.
Encore faut-il savoir comment l’utiliser concrètement pour avancer !
Thomas d’Ansembourg a commencé sa vie professionnelle dans le droit. Il est aujourd’hui connu pour un tout autre travail : accompagner les autres dans l’identification de leurs sentiments, de leurs besoins et des décisions qui en découlent.
Son propre parcours s’est lui aussi construit à travers ce travail d’introspection et de remise en question des conditionnements qui avaient jusque-là orienté sa trajectoire.
Son histoire nous rappelle ainsi qu’une carrière n’est pas figée par les décisions prises quelques années plus tôt. Sa pensée nous offre surtout une autre manière d’aborder la reconversion.
Avant de chercher quel métier exercer ensuite, commencez par vous demander :
Qu’est-ce que je pense devoir faire ? De quoi ai-je réellement besoin ? Et quelle marge de choix ai-je aujourd’hui pour m’en rapprocher ?
Vous n’aurez peut-être pas immédiatement le nom de votre prochaine activité, mais vous saurez déjà beaucoup mieux ce que vous recherchez.
Thomas d’Ansembourg a dû faire une bonne partie de ce chemin par lui-même.
S’il avait eu à l’époque la masterclass gratuite de Gwendoline Connan et un conseiller avec qui faire le point, cela lui aurait peut-être permis d’y voir plus clair plus tôt !
Ces ressources sont gratuites et disponibles pour vous aider, profitez-en.
Il vous suffit de regarder la masterclass de Gwendoline Connan pour approfondir ce travail d’introspection ou de prendre rendez-vous avec un conseiller LiveMentor pour faire le point sur votre situation et identifier les prochaines étapes de votre reconversion.
On avance ensemble,
La rédaction de Mission : Reconversion !
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